Des stocks de blé infestés a khenchela et d'autres wilayas
Le DG de l’OAIC parle de mauvaise gestion et de négligence Des stocks de blé de plusieurs wilayas infestés
par Kamel Benmohamed
Entre 100.000 et 500.000 quintaux de blé sont infestés. Une situation qui aurait pour origine la «mauvaise gestion», le «laisser-aller» et des «négligences» en tous genres. C’est ce que révèle une missive adressée par le DG de l’OAIC à des directeurs de CCLS et des directeurs de services agricoles de certaines wilayas du pays.
Réputé grand consommateur de blé, avec des besoins estimés, officiellement, à 70 millions de qx/an, c’est un lieu commun de dire que notre pays occupe aujourd’hui une bonne position dans les tout premiers rangs mondiaux des pays importateurs.
Pour faire bonne mesure, l’Algérie, affirme-t-on, consomme en prime à elle seule, près de 50% des besoins des pays du Maghreb réunis.
A l’évidence, ce que l’on sait moins, c’est sans doute l’absence d’indicateurs fiables et significatifs sur les moyens mis en oeuvre, pour rentabiliser un jour notre agriculture, nonobstant l’incroyable maquis de chiffres et de bilans qui jouent à «saute-mouton», d’une saison à l’autre sur le front de la production nationale.
Sur ce registre, des ambitions affichées et jusque-là impitoyablement revues à la baisse dans le Polygone, par des rendements confidentiels, il faut s’étonner de la cacophonie ambiante qui a caractérisé les résultats de la campagne 2006/2007: 43 millions de qx de blé, selon les déclarations récentes faites par le ministre de l’Agriculture, Saïd Barkat, 20 millions seulement, d’après le secrétaire général dudit ministère, et pour finir, en chute libre à... 7 millions de qx «physiquement» collectés, affirme le DG de l’OAIC.
A la vérité, dans un pays qui importe, bon mal an, environ 50 millions de qx, entre blé dur du Canada et blé tendre de France, pour une facture estimée à 1,1 milliard de dollars/an, il faut sans doute aussi compter avec les fatalités négatives liées à «la mauvaise gestion», au «laisser-aller» et aux «négligences» en tous genres, qui font le lit à une plus grande dépendance.
Une réalité, il est vrai, soulignée au trait noir, et de manière cyclique, comme l’atteste aujourd’hui cette affaire liée à «une mauvaise prise en charge de la conservation des stocks, compte tenu des nombreuses infestations relevées», éventée par les organismes compétents, et pour l’instant localisée au niveau de certaines wilayas de l’Est, à savoir Constantine, Oum El-Bouaghi, Aïn M’lila, et Skikda.
Le rapport émane de la direction du laboratoire national, qui a fait ressortir de graves défaillances dans le dispositif des opérations de surveillance et de contrôle sur les sites ainsi localisés, aux capacités de stockage importantes, entre 100 mille et 500 mille qx, risque de faire grand bruit comme le laisse présager une sévère note de mise en garde, du directeur général de l’Office algérien interprofessionnel des céréales, adressée le 2 octobre courant aux directeurs de CCLS, aux Unions des coopératives (UCA), et aux directeurs des Services agricoles régionaux, dans laquelle il stigmatise les défaillances des organismes concernés dans la mission de conservation des stocks.
En effet, sur les sites cités plus haut, un parasite appelé «Trogoderme» a infesté durablement les stocks de blé dur et de blé tendre destinés à la consommation, et donc l’approvisionnement des minoteries et des semouleries.
Les informations contenues dans la mise en garde de la direction et dont nous détenons une copie sont en tous cas sans appel. Sur le détail des multiples causes des ces infestations, il est question de «produits ensilés sans nettoyage préalable, d’opérations de traitement mécanique non effectuée de façon régulière, déchets et autres produits infestés stockés dans les alentours et abords de silos et lieux de stockage», etc. A Constantine par exemple, sur le site de stockage d’El-Khroub, ce sont 300 mille qx de semences qui sont infestés avec pour seule palliatif la mise en quarantaine des silos, tellement l’insecte agent de l’infestation est résistant à différents traitements. Le DG de l’OAIC affirme que si la négligence est avérée, sans doute à l’issue des investigations en cours de commissions d’enquête actionnées à cet effet, «les instances judiciaires pourraient être éventuellement saisies en fonction de la gravité du préjudice».
Pour faire bonne mesure et le plein d’ennuis, nous avons appris en marge de cette affaire que des enquêtes sont diligentées pour mettre au jour les «dysfonctionnements» à l’origine de la disparition de grandes quantités de blé, mis au jour par les CCLS concernées au niveau d’El-Aouinet, 22.000 qx (Tébessa), Aïn Beïda, 10.000 qx Khenchela, Tiaret, Frenda et Aïn Témouchent. Affaire à suivre !
Réputé grand consommateur de blé, avec des besoins estimés, officiellement, à 70 millions de qx/an, c’est un lieu commun de dire que notre pays occupe aujourd’hui une bonne position dans les tout premiers rangs mondiaux des pays importateurs.
Pour faire bonne mesure, l’Algérie, affirme-t-on, consomme en prime à elle seule, près de 50% des besoins des pays du Maghreb réunis.
A l’évidence, ce que l’on sait moins, c’est sans doute l’absence d’indicateurs fiables et significatifs sur les moyens mis en oeuvre, pour rentabiliser un jour notre agriculture, nonobstant l’incroyable maquis de chiffres et de bilans qui jouent à «saute-mouton», d’une saison à l’autre sur le front de la production nationale.
Sur ce registre, des ambitions affichées et jusque-là impitoyablement revues à la baisse dans le Polygone, par des rendements confidentiels, il faut s’étonner de la cacophonie ambiante qui a caractérisé les résultats de la campagne 2006/2007: 43 millions de qx de blé, selon les déclarations récentes faites par le ministre de l’Agriculture, Saïd Barkat, 20 millions seulement, d’après le secrétaire général dudit ministère, et pour finir, en chute libre à... 7 millions de qx «physiquement» collectés, affirme le DG de l’OAIC.
A la vérité, dans un pays qui importe, bon mal an, environ 50 millions de qx, entre blé dur du Canada et blé tendre de France, pour une facture estimée à 1,1 milliard de dollars/an, il faut sans doute aussi compter avec les fatalités négatives liées à «la mauvaise gestion», au «laisser-aller» et aux «négligences» en tous genres, qui font le lit à une plus grande dépendance.
Une réalité, il est vrai, soulignée au trait noir, et de manière cyclique, comme l’atteste aujourd’hui cette affaire liée à «une mauvaise prise en charge de la conservation des stocks, compte tenu des nombreuses infestations relevées», éventée par les organismes compétents, et pour l’instant localisée au niveau de certaines wilayas de l’Est, à savoir Constantine, Oum El-Bouaghi, Aïn M’lila, et Skikda.
Le rapport émane de la direction du laboratoire national, qui a fait ressortir de graves défaillances dans le dispositif des opérations de surveillance et de contrôle sur les sites ainsi localisés, aux capacités de stockage importantes, entre 100 mille et 500 mille qx, risque de faire grand bruit comme le laisse présager une sévère note de mise en garde, du directeur général de l’Office algérien interprofessionnel des céréales, adressée le 2 octobre courant aux directeurs de CCLS, aux Unions des coopératives (UCA), et aux directeurs des Services agricoles régionaux, dans laquelle il stigmatise les défaillances des organismes concernés dans la mission de conservation des stocks.
En effet, sur les sites cités plus haut, un parasite appelé «Trogoderme» a infesté durablement les stocks de blé dur et de blé tendre destinés à la consommation, et donc l’approvisionnement des minoteries et des semouleries.
Les informations contenues dans la mise en garde de la direction et dont nous détenons une copie sont en tous cas sans appel. Sur le détail des multiples causes des ces infestations, il est question de «produits ensilés sans nettoyage préalable, d’opérations de traitement mécanique non effectuée de façon régulière, déchets et autres produits infestés stockés dans les alentours et abords de silos et lieux de stockage», etc. A Constantine par exemple, sur le site de stockage d’El-Khroub, ce sont 300 mille qx de semences qui sont infestés avec pour seule palliatif la mise en quarantaine des silos, tellement l’insecte agent de l’infestation est résistant à différents traitements. Le DG de l’OAIC affirme que si la négligence est avérée, sans doute à l’issue des investigations en cours de commissions d’enquête actionnées à cet effet, «les instances judiciaires pourraient être éventuellement saisies en fonction de la gravité du préjudice».
Pour faire bonne mesure et le plein d’ennuis, nous avons appris en marge de cette affaire que des enquêtes sont diligentées pour mettre au jour les «dysfonctionnements» à l’origine de la disparition de grandes quantités de blé, mis au jour par les CCLS concernées au niveau d’El-Aouinet, 22.000 qx (Tébessa), Aïn Beïda, 10.000 qx Khenchela, Tiaret, Frenda et Aïn Témouchent. Affaire à suivre !

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